Scrutin du 27 mai 2008 - Plateforme des listes « Démocratie, Qualité, Réussite »
soutenues par le SNESUP, le SNCS, le SNEP (FSU) et SLR
pour les élections du conseil scientifique (CS) et du conseil des études et de la vie universitaire (CEVU)
Les élections des trois conseils à la date du 27 mai 2008 sont une conséquence de la loi « Libertés et Responsabilités des Universités » (LRU).
Contestée par une grande partie de la communauté scientifique et universitaire, cette loi bouleverse et menace notre système d’enseignement supérieur. Loin d’encourager une nécessaire autonomie scientifique et pédagogique, elle conduit à un pilotage renforcé par le gouvernement, appuyé sur une masse d’indicateurs. Nous devons absolument faire vivre la démocratie universitaire, en particulier en permettant au CEVU et au CS d’assurer le rôle de contre-balancier des pouvoirs accrus du CA et du président. Cette exigence s’impose plus que jamais, vu les « nouvelles compétences » qui devraient être dévolues aux universités, notamment en matière de budget et de personnels, durant les cinq années à venir.
A un moment où la recherche publique – ses structures, ses financements de base, les statuts de ses personnels – est attaquée, où le rôle des organismes est mis en cause, avec un découpage vertical qui cloisonne les organismes de recherche en instituts thématisés, et où l’on nous impose une logique de projet, la question des relations universités - organismes est primordiale.
Attachés à une université de qualité pour tous,
dans le service public d’enseignement supérieur et de recherche français, nous
voulons faire en sorte que
Paris Sud-11 reste une université dont la recherche est reconnue
internationalement, qui attire et aide les étudiants, qui dispense des
formations d’excellence, et qui réponde aux besoins sociaux de recherche et de
formation, dans de véritables campus où il fait bon vivre, travailler et
étudier. C’est pourquoi notre université doit se doter d’une véritable
politique d’établissement, qui tire pleinement parti de l’ensemble des
compétences dans ses composantes, IUT et écoles inclus, de ses équipes de
recherche reconnues nationalement (notamment dans le cadre des UMR) et
internationalement, de ses relations avec le tissu socio-économique de l’Île de
France Sud. En formation initiale, nous voulons relever le défi de la réussite
de chacun dans une université ouverte à tous. Université solidaire, nous
encouragerons la promotion sociale par le développement de la formation continue
et la validation des acquis de l’expérience (VAE).
Les propositions ci-dessous sur les questions centrales seront des engagements que défendront les élu(e)s.
La vie démocratique :
* mettre en place – dans les statuts, le règlement intérieur, ou une charte – des garanties que ne prévoit pas la loi : modes de décision, prérogatives des conseils et du Président, désignation des personnalités extérieures avec une représentation à la fois des employeurs et des salariés, modes de recrutements et droit de veto, comités de sélection
* organiser largement le débat sur la politique de l’établissement pour que toute la communauté scientifique participe aux choix cruciaux ; soutenir le rôle des élu(e)s dans les conseils pour informer ; faire vivre les conseils, organiser des réunions des 3 conseils.
La recherche :
* garder au moins une double tutelle des UMR et développer les coopérations entre équipes et laboratoires de l’Université, entre Universités et organismes tout comme les relations avec les hôpitaux
* défendre la diversité thématique, la pluridisciplinarité et la prise de risque, ce qui suppose un rééquilibrage majeur en faveur des financements sur une base quadriennale par rapport aux contrats type ANR
* définir collectivement des critères de répartition budgétaire pour le financement quadriennal et les préciputs
* favoriser la valorisation des activités de recherche en défendant les intérêts des chercheurs et de l’université
* œuvrer pour une simplification des démarches administratives internes
* exiger les moyens pour que tous puissent accéder à la recherche.
Le plan Campus :
Le projet doit concerner toute les composantes et inclure la rénovation des bâtiments. Nous serons particulièrement vigilants quant au Partenariat Public-Privé, condition imposée de ce plan, qui ôte la maîtrise d’œuvre aux universités et induira à terme des coûts supplémentaires.
Les formations :
* préserver l’ouverture à l’ensemble des bacheliers et agir pour maintenir des droits d’inscription modérés ; proposer un éventail de mentions et parcours en fonction des besoins de formation initiale et continue, tant en matière de transmission générale des connaissances que de préparation à des métiers
* améliorer la réussite des étudiants en licence dans des filières et des parcours plus diversifiés, par des contenus repensés en fonction des ambitions et des publics nouveaux d’une université de masse, par une aide à l’orientation et par des mesures pédagogiques (travail en petits groupes, tutorat), ce qui nécessite des moyens en personnels ; favoriser le recrutement d’étudiants en sciences
* développer les passerelles et les collaborations entre composantes (par exemple, pour une politique d’établissement en matière de Licences professionnelles), avec les autres universités du PRES ou d’autres établissements (formation des enseignants).
Le quadriennal 2010-2013 :
* malgré la précipitation imposée par le calendrier du ministère, l’élaborer à partir d’un bilan collectif et partagé de l’actuel contrat en impliquant tous les UFR, départements, labos, services, partenaires et les trois conseils
* discuter des indicateurs et de leur pertinence.
L’évaluation :
* développer une vraie démarche d’évaluation interne, par les pairs et avec des élus, à partir de sources diverses, notamment des structures d’évaluation nationale (et non de seuls indicateurs chiffrés biaisés du type bibliométrie, taux de réussite aux examens). Dans cette démarche, dans le processus concernant les unités de recherche, le CS pourra s’appuyer sur des comités thématiques.
* mettre en place un réel dialogue entre évaluateurs et évalués
* intervenir pour que soit revue l’AERES (composition, rôle, modalités de fonctionnement), dont l’évaluation doit être transparente, sur des critères débattus collectivement et s’appuyer sur les instances nationales (CNU, CoNRS, CNESER).
Les personnels
Enseignants-Chercheurs,
Enseignants, Chercheurs et BIATOSS :
* agir pour l’intégration des actuels précaires, en faisant un état des lieux et un suivi de l’emploi précaire ; rendre exceptionnel le recours à de nouveaux emplois de CDD et CDI
* mettre en place des comités de sélection avec une part pérenne élue par discipline et respectant la parité A/B
* définir dans la concertation des critères de gestion et de répartition des emplois qui prennent en compte l’ensemble des besoins (enseignement, recherche, administration)
* mettre en place des règles claires et équitables pour décharges et primes, ainsi que des règles d’équivalence et d’équilibre entre les différentes missions pour la répartition des services ; prendre en compte les pratiques pédagogiques nouvelles
* donner un rôle aux conseils et au CTP par rapport aux décisions du président en matière de personnels : nous nous prononçons notamment contre l’application individuelle du droit de veto, sans avis conforme du CA et/ou du CEVU et du CS).
Les relations avec le Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES) et les Réseaux Thématiques de Recherche Avancée (RTRA) :
* préserver la place de l’université ; défendre les Ecoles Doctorales et entités existantes intégrées dans le PRES, notamment en veillant au financement
* informer et faire participer les personnels, y compris les B et les BIATOSS
* discuter régulièrement des questions PRES et RTRA en conseils de l’université.
Les
nouvelles compétences en matière de Gestion des Ressources Humaines, de budget
global recherche, de masse salariale sont toutes dangereuses, tant pour les
personnels (localisation de leur statut) que pour les établissements (course
aux financements, restructurations internes ou entre établissements du PRES).
Nous devons écarter les obligations de service à la tête du client, refuser la
dévolution du patrimoine, … La loi n’impose pas l’application avant
5 ans de l’article sur les nouvelles compétences de GRH et le budget global.
Nous serons particulièrement vigilants et demanderons une discussion approfondie
au sein du « congrès de l’université » (= réunion des 3 conseils) et
un avis préalable des conseils et du Comité Technique Paritaire.
Nous exigerons de l’Etat les moyens et les personnels statutaires titulaires nécessaires.
Autres buts à poursuivre pour les 4 ans à venir : veiller aux partenariats équilibrés dans nos relations avec les entreprises ; oeuvrer pour maintenir un financement par l’état prépondérant afin d’éviter la « course aux financements privés » ; défendre les intérêts de l’université, des chercheurs, des personnels face à la création de fondations ; maintenir la cohésion des laboratoires face au développement des contrats individuels, ce qui implique une certaine mutualisation ; améliorer les partenariats avec les collectivités territoriales et intervenir pour que les engagements soient tenus (exemple : CPER) ; soutenir des actions internationales notamment en direction des pays en voie de développement et de leurs étudiants ; améliorer les conditions de travail, de transport et d’accessibilité ; poursuivre une politique sociale, de restauration sociale et en faveur des handicapés dans toute l’université ; développer les lieux de vie pour les étudiants, la participation étudiante au déroulement des cursus et aux travaux des conseils ; améliorer l’accueil des étudiants étrangers ; financer les stages et veiller aux conditions du travail étudiant à l’Université ; développer une politique culturelle et sportive dans toute l’université.
Les candidates et candidats issus des différentes composantes, enseignants-chercheurs, enseignants et chercheurs, ITA, s’engagent à intervenir, rendre compte, promouvoir un large débat dans toute l’Université. Cela exige qu’il soit donné aux élus et organisations un accès régulier à la communication sur le web ou par courriel.
Le 27 mai 2008, VOTEZ pour les listes soutenues par le SNESUP, le SNCS, le SNEP (FSU) et SLR,
M ATTENTION : le panachage, le retrait ou l’ajout de noms invalident maintenant le vote
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CONSEIL SCIENTIFIQUE |
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Collège A - Professeurs et assimil. Sciences et technologie (6 sièges) Hélène GISPERT, Pr Hist. Sciences, FSO, GHDSO Christine EISENBEIS, DR Informatique, INRIA Nicolas BURQ, Pr maths, FSO, LMO Ioannis MANOUSSAKIS, Pr Info, IUT Orsay Michel DRON, Pr biologie, FSO, IBP Danielle DOWEK, DR Physique, FSO, LCAM |
Collège B - Habilités - Université (8 sièges) Clotilde POLICAR, MC Chimie, FSO, ICMMO Ivan LORGERE, CR Physique, FSO, A. Cotton Claire SMADJA, MC Pharmacie, CM, PNSS Souhil MEGHERBI, MC Physique, IUT Cachan, IEF Fabrice ROCHELANDET, MC Eco., FJM, ADIS Nicole EL MASSIOUI, CR biologie, FSO, NAMC Thierry RAMOND, MC Maths, FSO, LMO Rosa TUALLE-BROURI, MC Physique, IUT Orsay, L. C. Fabry |
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Collège A - santé (5 sièges) Jean-Yves PICARD, DR , Béclère, IFR PSC Yves LEVI, Pr Pharmacie , CM, LSPE Renée VENTURA, DR Biologie, CM, SPC Catherine BONAITI, DR , KB, IGR
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Collège C - Docteurs non habilités Université (5 sièges) Frédéric BAUDIN, Astronome adj., FSO, IAS Arnaud LE NY, MC Maths, IUT Sceaux, LMO Julien BROSSARD, Ingénieur, FSO, LAL Frédéric JOUBERT, CR Biologie, CM, SPC Florence ALBERGE, MC Physique, IUT Orsay, L2S |
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Collège D - Autres enseignants non docteurs - Université (1 siège) François ROMAIN, PRAG EPS, STAPS |
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CONSEIL DES ETUDES ET DE LA VIE UNIVERSITAIRE |
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Collège A - Professeurs et assimil, Sciences et technologie (5 sièges) Roland PERASSO, Pr Biologie, FSO, IBAIC Bernadette PERRIN-RIOU, Pr Maths, FSO, LMO Paul CROZAT, Pr Physique, FSO, IEF Claudine DANG-VU, Pr Physique, FSO, LIMSI |
Collège B - Autres enseignants Sciences et technologie (5 sièges) Dominique de SAINT SERNIN, PRAG Eco., IUT Orsay Jean-Claude VISSE, PRAG EPS, UFR STAPS Michel MENOU, MC Chimie, FSO, LCP Loïc MORIN, MC Biologie, FSO, DE Gilles LASCHON, PRAG Maths, IUT Orsay |
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Collège B - Autres enseignants Santé Anne-Marie COURTOT, MC Biol, KB, CEA/INSERM Fontenay |
Collège B - Autres enseignants Droit, éco, gestion (2 sièges) Liliane ALFONSI, PRAG Maths, IUT Sceaux Gérard AZOULAY, MC Eco., FJM, CEI |
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Pour le conseil d’administration, nous vous appelons à
voter pour les listes de rassemblement « Excellence, Synergie et
Démocratie »
présentées par Guy COUARRAZE, qui
s'engage sur une politique d'établissement et soutient des choix de
fonctionnement, garantissant service public et collégialité dans l’élaboration
des décisions. Ces listes comportent notamment des syndiqués FSU.
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CONSEIL D’ADMINISTRATION |
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Collège A - Professeurs et assimil, Université (7 sièges) Guy COUARRAZE, Pr Pharma., CM, PPB Chantal ASTIER, Pr Biologie , FSO, CGM Yves LANGEVIN, DR Physique, FSO, IAS Françoise LABARTHE, Pr Droit, FJM, ICD Didier SAMUEL, PUPH, KB, Paul Brousse Jean-Jacques GIRERD, Pr Chimie, FSO, ICMMO Jean-Paul GILLES, Pr Physique, IUT Cachan, IEF |
Collège B - Autres enseignants, Université (7 sièges) Patrick PUZO, MC Physique, FSO, LAL Michelle LAUTON, MC Maths, IUT Sceaux Alain DANAN, MC Pharma, CM, CT Denis JOUAN, CR Physique, FSO, IPN Nathalie GOEDERT, MC Droit, FJM, DRS Jean-Christophe LEGER, MC Maths, FSO, LMO François ROMAIN, PRAG EPS, STAPS |
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